Débat de « font »

Non non, ce titre ne contient pas de faute d’orthographe! Il s’agit du mot font (fonte en français), puisque je voulais vous parler du fond du premier débat présidentiel entre Madame Clinton et Monsieur Trump (qui avait lieu hier). Du fond au sens premier du terme, c’est-à-dire de l’image bleue devant laquelle se tenaient les deux candidats. Il s’agissait d’un extrait de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis du 4 juillet 1776 (Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique de son nom officiel).

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Débat présidentiel sur fond de Déclaration d’indépendance.

Eh bien… la fonte choisie était du script – certes un peu emberlificoté. Ce qui est significatif, car ces dernières années, beaucoup d’écoles ont abandonné l’enseignement du cursif au profit uniquement du script. Le débat fait donc rage aux Etats-Unis entre les promoteurs de l’écriture cursive et ceux qui estiment qu’il s’agit d’une compétence à développer moins prioritaire qu’apprendre à taper au clavier (par exemple et au hasard). Un des arguments avancés par les tenants du cursif est l’horreur d’imaginer les futures générations d’Américains incapables de lire les textes fondateurs de leur nation tels qu’ils ont été rédigés (dont la Déclaration d’indépendance donc).

C’est tellement profond que ça a l’air d’un débat à la française que ne renierait pas notre bon vieux Finkielkraut 🙂

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Tout le monde devait être capable de lire ! (Un esprit taquin rajouterait: même les partisans de Donald Trump).

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Cochonou

Existe-t-il seulement un système de composition informatique qui sache correctement restituer l’écriture cursive ?
C’est peut être le moment de demander à Donald Knuth de se remettre au boulot…